Mandrill en forêt équatoriale
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Biodiversité

Plus de la moitié des éléphants de forêt d'Afrique, les plus grandes hordes de mandrills du monde, une côte de ponte majeure pour la tortue luth. Onze pour cent du territoire est classé en parc national.

13parcs nationaux
11 %du territoire protégé
88 %de couvert forestier
~ 95 000éléphants de forêt
Éléphant de forêt

L'éléphant de forêt, espèce en danger critique

Plus petit que l'éléphant de savane, doté de défenses droites et d'oreilles arrondies, l'éléphant de forêt (Loxodonta cyclotis) est une espèce distincte, classée en danger critique. Le Gabon en abrite la population la plus importante d'Afrique centrale.

Il façonne la forêt : en dispersant les graines de plus d'une centaine d'espèces d'arbres, il en conditionne le renouvellement. Le perdre ne retirerait pas un animal du paysage — cela changerait la composition même de la forêt.

Mandrill

Mandrills : les plus grandes hordes du monde

Les hordes de mandrills du sud du Gabon comptent plusieurs centaines d'individus — les plus grands rassemblements de primates non humains jamais documentés. Le mâle adulte, au masque bleu et rouge, est l'un des primates les plus spectaculaires d'Afrique.

L'espèce est forestière et discrète : on l'entend avant de la voir, et son observation demande un guide qui connaît les axes de déplacement de la horde.

Buffle de forêt nageant

Gorilles, buffles, sitatungas, faux-gavials

Le gorille de plaine de l'Ouest, le buffle de forêt — qui traverse les lagunes à la nage —, le sitatunga adapté aux marécages, le faux-gavial d'Afrique : la faune gabonaise est celle de la forêt humide, plus difficile à voir que celle des savanes d'Afrique de l'Est.

C'est précisément ce qui fait la valeur de l'observation ici : elle se mérite, elle est encadrée, et elle n'est jamais garantie.

Baleine à bosse

Une côte de ponte d'importance mondiale

La côte gabonaise accueille l'une des plus fortes concentrations de ponte de tortues luths au monde, de novembre à février. De juillet à septembre, les baleines à bosse remontent le long du littoral pour mettre bas.

Deux saisons opposées, deux produits distincts, un même littoral : la fenêtre d'observation détermine le voyage, et non l'inverse.

Observer cette faune finance sa surveillance : le droit d'entrée dans les parcs et la commission du portail vont aux patrouilles, aux comptages et aux pisteurs.

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